6/22/2021

Les Disrupt Cafés de Pixago

Disruptif” : en électricité, se dit d’une décharge électrique qui se produit avec soudaineté et s'accompagne d'une étincelle. On parle aussi de “force disruptive, phénomène disruptif”. Métaphoriquement, se dit d’un élément qui tend à une rupture (source: CNRTL).

Le concept

De ce concept est ainsi né celui des Disrupt Cafés. Construits sur le principe des cafés pédagogiques, les Disrupt Cafés ont pour objectif de réunir tous les formateurs et enseignants des Coopérateurs autour d’échanges conviviaux sur le thème de l’apprentissage.

Pourquoi ce thème ? Car il mobilise les acteurs principaux de la pédagogie et surtout, car il témoigne d’un regain incontestable au regard des transformations actuelles majeures des pratiques enseignantes et des formations en général. Les Disrupt Cafés sont donc l’occasion pour les participant.e.s de partager le fruit de leurs expériences, d’avancer et même, de trouver ensemble de nouveaux leviers dans la pédagogie d’aujourd’hui.

Pour ce premier numéro des Disrupt Cafés, les participant.e.s ont été invités à échanger autour du thème de la mémorisation. En effet, c’est le point d’entrée des méthodes d’apprentissage inspirées de la taxonomie de Bloom.

Cette taxonomie classifie les facultés cognitives en six niveaux hiérarchiques, à savoir : la connaissance (transposée ici à la faculté de mémoriser), puis la compréhension, l’application, l’analyse, la synthèse et enfin l’évaluation. Ce sont donc autour de ces thèmes que seront rythmés les six Disrupt Cafés prévus.

Organisés tous les deux mois, les Disrupt Cafés offrent un espace chaleureux de discussion aux acteurs de la formation et de l’enseignement chez chacun des Coopérateurs de Pixago.

Le 1er numéro au Co-libri, le nouveau CRD de Don Bosco Lyon et de l'Institut Saint-Laurent

C’est de manière inaugurale que le lycée Don Bosco Lyon et l’Institut Saint-Laurent nous ont ainsi fait l’honneur d'accueillir les formateur.trice.s et les enseignant.e.s en avant-première dans le tout nouveau Centre de Ressources Documentaires (CRD) fraîchement rénové.

Situé au carrefour des trois sites du Campus International Don Bosco, ce CRD flambant neuf conclut quatre années de projet d’innovation collective. Il fait l’objet d’un concept novateur et unique en France puisqu’il regroupe à la fois le CRD d’un lycée (Don Bosco) et celui d’un organisme de formation (InstitutSaint-Laurent).

Bénéficiant d’une surface de près de 250m², ce lieu a été conçu comme un espace d’échange et de rencontre entre tous les acteurs de la vie du campus : apprenants, enseignants, formateurs et personnels des deux établissements professionnels et des établissements partenaires. Boxes de travail, fauteuils boules, espaces de- lecture avec vue sur la cour intérieure... Tout l’espace du CRD a été pensé afin d’instaurer une ambiance cocooning mais aussi propice à la collaboration. A l’image du campus, le CRD est le digne emblème des valeurs que souhaitent véhiculer l’équipe des responsables documentalistes : solidarité et partage.

Ainsi, “le nom du nouveau CRD avait une grande importance. Nous voulions un nom que tout le monde pouvait s’approprier”, nous confient-elles. Et après mûre réflexion, c’est le nom de Co-libri qui fût choisi. “CO pour la co-création, la co-formation et le co-working et LIBRI en référence aux livres, supports essentiels de transmission du savoir”. Pour l’anecdote, les responsables documentalistes se sont inspirées de la légende amérindienne du colibri, dont le protagoniste est l’oiseau du même nom. La légende raconte comment le minuscule oiseau s'active à éteindre un feu de forêt face à l’étonnement des autres animaux terrifiés. “L’idée est que si chacun fait un petit peu alors à plusieurs, on peut faire de grandes choses”, concluent les responsables documentalistes.

La mémorisation, un enjeu de l’apprentissage

La mémorisation est une étape cruciale dans l’apprentissage, ce que confirment nos participant.e.s au travers de leurs témoignages. Sur la base d’un retour d’expériences, elles nous dévoilent l’ensemble des stratégies d’apprentissage qui ont porté leur fruit dans les activités de mémorisation.

L’apprentissage par cœur est l’un des moyens privilégiés: mots-croisés, codes couleurs ou bien quiz sur papier et numérique sont autant de moyens d’ancrer les connaissances. Mais la mémorisation, c’est aussi un travail de co-construction de l’apprentissage entre celui qui enseigne et celui qui apprend. “J’utilise les cours inversés, ce qui rend l’apprenant actif”, nous confie une participante. “Je travaille sur ce qu’ils savent déjà et à partir de là, on fait des liens. Cela permet aussi de mettre les personnes en confiance”, nous dit une autre. Ainsi, la mémorisation ne se réduit pas seulement à faire des liens entre des connaissances, il s’agit aussi de collaborer et d’établir une relation de confiance.

Hélas, mémoriser n’est pas toujours chose aisée. Les participant.e.s avouent rencontrer parfois des difficultés à renouveler l’engagement des apprenants face aux activités de mémorisation. “Comment les mobiliser alors qu’ils se montrent parfois attentistes ? Nous devons bouger nos façons de faire”, renchérit une participante. Un manque de motivation chez certains jeunes, un effort considérable pour d’autres... Finalement, ne faudrait-il pas raviver le plaisir d’apprendre ? Nous retiendrons ainsi la conviction d’une participante : “Faire des efforts pour apprendre peut être une source de plaisir !

Alors comment allier l’utile à l’agréable ? Dans un monde digitalisé, les lignes qui définissaient la traditionnelle enclave formative ont désormais bougé, nous explique une des animatrices. Les rythmes d’apprentissage ont changé, ce qui représente un véritable défi pour tout pédagogue.

Pour répondre aux nouveaux besoins des apprenants, une méthode pédagogique a été proposée aux participantes : le micro-learning (ou micro-apprentissage). Cela consiste à “diviser les séances d’apprentissage pour les réduire à 5 min maximum et donc pousser l’apprenant à se concentrer sur une tâche”, nous précise l’animatrice.

“C'est une méthode pédagogique qui doit être associée à d'autres méthodes et qui est adaptée à la tâche de la mémorisation”, ajoute-t-elle. Les participantes ont pu alors s’essayer au micro-learning grâce à l’application InTeach, disponible sur PC et sur smartphone. Après une mise à l’essai collective, les participant.e.s réagissent : “on a le temps pour apprendre. Le temps est ici plus court et plus séquencé, on peut aller de 5 min en 5 min.” ”On retrouve le plaisir grâce à la scénarisation, la ludification, le challenge, différents canaux d’apprentissage (audio, vidéo) sur un temps réduit. L’effort d’apprentissage peut être allégé vu que c’est sur 5 min.” Bien sûr, des améliorations restent à faire mais les tests attisent la curiosité des participant.e.s et s’avèrent concluants.

Conclusion des échanges

La sonnerie du lycée retentit et il est déjà l’heure de partir.

Bien plus qu’un partage d’expériences, ce premier numéro des Disrupt Cafés fut une bulle d’air frais dans un nouvel espace-temps post-confinement.

Avec des participant.e.s à la fois en présentiel et en distanciel, ce Disrupt Café a également mis au défi la multimodalité, dans un espace entièrement rénové, et agencé pour l’événement.

Pour plus de détails, le replay est disponible ici : https://vimeo.com/555741123/277c0e6bba

A votre tour, venez échanger lors du 2ème Disrupt Café

Cette fois, le temps d'échanges entre formateurs et enseignants portera sur la compréhension.

Rendez-vous mercredi 30 juin de 10h à 12h à Ocellia, 20 rue de la Claire, 69009 Lyon, Salle 32 A, au rez-de-chaussée. Deux possibilités pour participer: sur place ou à distance. Inscrivez-vous avant le 25 juin ICI.

Et si vous ne pouvez pas vous libérer, inscrivez-vous pour recevoir le replay ICI.

Pour toute(s) question(s), contactez Morgane Dieudonné par mail à Morgane.dieudonne@pixago.fr ou par téléphone au 07 66 29 69 85.

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